Universités de l’architecture :
on n’y était pas

Nous étions environ 350 dans les rangs de la salle du Silo à Face à nous, des politiques, des sociologues, des architectes, géographes, économistes et des enquêteurs d’opinion.

Les interventions sont de qualité.  clame son attachement à l’architecture et aux architectes.

Les sociologues nous embarquent dans les contours d’une société de plus en plus flou où les territoires s’expriment en temps avec des hommes et des femmes qui en ont de plus en plus (du temps). Ultramobiles, 4 générations se côtoient sur des terres de plus en plus étroites.

Les politiques s’enflamment sur « faire métropole » et répètent qu’ils nous aimentOui, dans toutes les interventions on entend que « l’architecture »« les architectes sont importants. »

Seuls peutêtre les architectes ni croient plus et les sondages présentés le confirment. D’ailleurs il n’y a pas d’échanges ou peu.

On comprend alors l’anachronisme entre les attentes, le quotidien d’une profession et le contenu des débats proposés.

Plongés dans une crise (d’identité) profonde, les architectes se sont repliés sur eux-mêmes.

 Alors, au moment où des mondes ne font plus qu’un monde.  des pays indépendants doivent devenir une Europe.  des villes deviennent des métropoles.  les entreprises sont des groupes. Que doit faire l’architecte ?

A la fin de la journée, Fleur Pellerin annonce une loi sur la liberté de création, l’architecture et le patrimoine.

On n’y était pas.

Eric Hugel carré


Eric HUGEL