Soyons smart !

On parle beaucoup de “smart city”, de villes intelligentes. Mais c’est quoi être smart pour une ville ?

Être smart, nous dit-on, c’est recourir à un réseau toujours plus puissant d’infrastructures et de services numériques. Mais est-ce vraiment cela la « ville intelligente » ? Avant d’investir dans des réseaux, dans un système de traitement de l’information, l’essentiel n’est-il pas de définir d’abord les objectifs les enjeux ? Alors, on s’apercevra qu’une grande partie des réponses consiste en un plan d’aménagement réfléchi, adapté au contexte social, économique, culturel, climatique, etc…La smart city ne peut pas s’affranchir de ces question d’urbanisme. Faire de la ville intelligente, intelligemment.

La ville intelligente investit aussi le champ du service public et s’empare des questions de démocratie. Ainsi, le service public du futur ne consistera plus seulement à créer des emplois publics pour fournir des services clés en main, mais à permettre les conditions d’un service public participatif. Il devra permettre de faciliter l’émergence d’une démocratie participative. Ce qui nécessite de passer d’une approche verticale du pouvoir « top-down » à une approche dite «bottom-up» où les décisions proviennent des citoyens et utilisateurs des services publics. Une nouvelle démarche qui peut même conduire à terme à la disparition des élus… La machine municipale étant alors au service et sous le contrôle direct des citoyens….

Reste toujours le risque que la machine prenne le dessus. Mais cela on connaît déjà, cela s’appelle la technocratie.


Rodolphe Cousin

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