“On sait que c’est absurde et con…

…mais moi, on m’a dit de transmettre au procureur de la république !”

Que n’a-t-on entendu dire à propos de l’application de la et de la réglementation “handicapés” dans la bouche de nos partenaires administratifs de la , voire de certains des agents de SEM, contrôleurs quelconques et spécialistes de l’ouverture du parapluie. 

Cette situation, Courteline la décrivait déjà avec beaucoup de verve, au 19ème siècle, et La Fontaine a dû en faire une fable. C’est à croire que notre administration n’a toujours rien compris.

Sorties du CSTB ou autre CETE, toute règle devient malheureusement “’Evangile”, même si son application sur le terrain se révèle contraire à ses objectifs, comme l’on bien décrits plusieurs participants à l’excellent atelier/débat organisé par EnviroBat-Réunion le 25 novembre dernier, qu’ils soient concepteurs, prescripteurs, constructeurs, contrôleurs, etc. , soit tout le monde du bâtiment, sans exception.

Il n’est pas besoin d’avoir beaucoup d’imagination pour penser que les “responsables” de ces règlementations ne savent pas grand-chose de la vie en milieu tropical humide. Le même genre de remarques a aussi émaillé les échanges lors des journées d’outre-mer organisées par “Le Moniteur” les 8 et 9 décembre (voir ci-joint).

Face à cette situation, plusieurs pistes sont possibles pour sortir de l’absurdité.

Tout d’abord, les architectes, qui sont responsables de ce qu’ils dessinent, commencent à élaborer des solutions dont certaines ont été présentées pendant la sur la qualité d’usage le 6 décembre à l’ (une salle comble pour Fany et Ankel Cerese!).

Ensuite, les organismes représentatifs, Ordre et syndicats, sont intervenus au plus haut niveau pour forcer le dialogue avec l’administration et le pouvoir judiciaire afin de faire partager les préoccupations respectives.

Enfin, les Pouvoirs Publics, Préfet en tête (qu’il soit remercié), ont enfin pris conscience de l’étendue du problème, et ont engagé une réflexion sur l’application locale et réaliste des règles conçues initialement pour un autre monde (voir, ci-dessous, l’exemple guadeloupéen).
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La RTG

La nouvelle règlementation thermique spécifique à La Guadeloupe (RTG) est normalement entrée en vigueur au début de l’année 2011, sauf, pour la petite histoire, qu’elle n’a pas été immédiatement applicable par manque de personnes habilitées à établir un diagnostic indispensable des bâtiments.

La situation est redevenue normale aujourd’hui et les concepteurs disposent maintenant d’une règle adaptée au contexte caribéen avec des éléments qui tiennent compte de la nécessité d’offrir un confort basé sur la fraîcheur plutôt que sur le chauffage, tout en se souciant du mode de vie particulier des habitants. Par ailleurs, la RTG pose comme obligation la production d’au moins 50% d’eau chaude sanitaire quel que soit le type de bâtiment.

Il faut saluer le travail précurseur entrepris dans ce DOM qui a duré plusieurs années, en espérant que les autres DOM s’en inspireront.