Ma « Belle de mai » d’octobre

Parmi les 10 000 architectes qui se sont donnés rendez-vous à la « friche de mai », Etienne Charritat évoque ses 24 heures de l’architecture. Ou comment garder un champ d’optimisme pour l’architecture dans la grisaille ambiante.

Je n’étais pas le seul. Nous étions dix mille, et pas seulement des architectes, à se retrouver dans cette «friche», habituel lieu marseillais d’animation.

Comme à Strasbourg, il y a deux ans, on n’a pas le temps de tout voir. Entre les conférences (denses), les rencontres avec les confrères (très intéressantes), les expositions (d’intérêt inégal), les séances de cinéma(en boucle), et la soirée (très festive).

Chacun a pu se rendre compte du travail de fond qui a dû être fourni par les organisateurs du Réseau des Maisons de l’Architecture et les partenaires pour mettre sur pied cette manifestation qui comportait aussi  balades en ville et animations en milieu scolaire. Ce fut un événement global.

« Du déjà trop vu »

J’ai bien aimé les conférences et la fête, les discussions au bistrot des 24 heures, le happening et les implications des enfants, ainsi que le palmarès d’architecture contemporaine.org, parce que se furent des rencontres fructueuses entre les architectes, le public, les collégiens et les entreprises.

J’ai été moins sensible à la scénographie à base de palettes, de bottes de foin et de film de plastique bleu. C’est du déjà trop vu, et ça fait fête de village et pas vraiment fête de l’architecture. Les lieux aussi étaient mal organisés, ce qui fait que les sites d’intérêt étaient dispersés sans véritable liens entre eux.

Bref, de l’extérieur, on ne mesure jamais assez la richesse qu’on peut personnellement retirer d’une telle rencontre et des échanges qui en découlent. L’occasion surtout de garder un peu d’optimisme pour l’architecture dans la grisaille ambiante.

Etienne Charritat


Etienne Charritat