Le pessimisme n’est plus ce qu’il était

Ce n’est pas que nous sous estimons les galères de notre profession. Effectivement, sous la pression d’une société devenue trop habituée aux jetables ou aux échéances électorales, et face à des donneurs d’ordre qui abandonnent leurs responsabilités aux juristes sans noms spécialistes des chicaneries interprétatives, il est devenu difficile de travailler correctement et de faire comprendre que le temps de la conception et de la construction n’est pas compatible avec le «vite+bien+pas cher».

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Observatoire du Maïdo. Arch.:: N÷W÷A-Run architectes

Mais, parce que le métier les y oblige, les architectes ont l’intelligence critique et l’imagination qui leur permettent de s’extraire des contingences présentes et de se projeter plusieurs années en avant. Ils ont le goût de l’avenir.

D’ailleurs, pourquoi seraient ils alors autant (+70) à avoir suivi les récentes formations, si ce n’est pour mieux répondre aux défis qui nous attendent ?

Pourquoi auraient ils été aussi nombreux (+160) à passer une soirée ensemble lors de la réunion annuelle de l’Ordre, si ce n’est parce qu’il y a encore le plaisir de faire la fête et de montrer la cohésion de la profession ?

Et enfin, pourquoi 13 nouveaux architectes auraient demandé leur inscription au Tableau cette année, si ce n’est parce qu’ils y croient en cet avenir ?

En plus, on a actuellement une DAC-OI qui nous soutient, une école au Port qui est en pointe pour l’enseignement et l’implication internationale, et un CAUE assez solide pour résister aux actuels vents et marées contraires.

Pessimistes, nous ? Plus maintenant !


Etienne Charritat