Le congrès de l’UNSFA en 2018 à La Réunion ?

Le congrès annuel de L’Union Nationale des Syndicats Français d’Architectes (UNSFA) s’est déroulé en novembre à Montpellier. Jacques Houareau, le président du syndicat des architectes de La Réunion (SAR) en fait le compte-rendu. Et annonce la possible tenue du congrès national à La Réunion en 2018.

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Lors de son congrès annuel tenu en novembre à Montpellier, l’Union Nationale des Syndicats Français d’Architectes s’est félicité de quelques avancées dont dont la modification de la législation avec le seuil d’obligation de l’architecte qui est passé de 170 m2 à 150 m2.

En préambule de l’assemblée générale, l’UNSFA s’est félicitée de quelques avancées dont elle n’est pas étrangère: la modification de la législation avec le seuil d’obligation de l’architecte qui est passé de 170 m2 à 150 m2, l’enterrement de certaines mesures visant les architectes dans l’ébauche de la loi Macron. Il a été par ailleurs demandé que les permis d’aménager passent également par les architectes. Tout en sachant que l’UNSFA souhaite continuer par proposer l’obligation de recours d’un architecte pour les lotissements.

Le BIM en question

Pourquoi les Architectes doivent ils passer au BIM ? Cette question a également beaucoup été évoquée au cours du congrès où divers ateliers étaient consacrés à ce processus de travail collaboratif entre tous les intervenants d’un projet de construction. Le BIM (Building Information Modeling) permet en effet l’exploitation d’une maquette numérique préfigurant le bâtiment et la gestion de la totalité de son cycle de vie. Ce processus largement répandu aux États-Unis et dans les pays anglo-saxons commence à se développer en France. Le congrès a rappelé la nécessité absolue pour les architectes de se mettre au BIM si nous ne voulons pas être devancés par les bureaux d’études, voire les entreprises. On notera que localement, des entreprises comme GTOI ou les bureaux d’étude comme INSET s’y mettent tandis que notre profession se pose encore la question. De nombreuses pistes de réflexion ont été soulevées : la mise à disposition par l’UNSFA d’un kit de prise en main pour un prix d’environ 2800€, la présentation localement du BIM par Revit mais pas encore par Abvent, ou encore la problématique de la protection de la production de l’architecte dans un process qualifié «d’armoire à plan »…

L’évocation de la Loi sur la transition énergétique a aussi fait naitre un débat autour des 32 millions de logements potentiels à réhabiliter à l’horizon 2025. L’Architecte doit de nouveau être vecteur au cœur de cette action. Des stages portant sur la réhabilitation sont organisés par l’UNSFA mais uniquement sur le territoire métropolitain pour l’instant. Localement, la direction de la SIDR doit nous inviter à participer à des débats à ce sujet.

Le congrès a vu se renouveler le bureau de l’UNSFA. Marie-Françoise Manière confiant le flambeau de président à Régis Chaumont, de la zone Alpes Haute Provence.

Au programme des réjouissances figuraient également des ateliers syndicaux traitant des nouvelles réglementations sociales et des risques prud’hommaux.

La conférence débat de Jean Nouvel et François Fontes fut pour nous le meilleur moment de ce congrès avec la belle prestation d’un duo qui nous a remonté le moral. Avant de prrendre congé, nous avons été approchés pour nous proposer d’organiser à La Réunion le congrès de 2018 à la Réunion. Enfin, le Président du Syndicat des Architectes de l’Ile de France a fait une demande de jumelage avec le SAR.


Jacques Houareau

 

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