Ilot Saint-Jacques

Habitat collectif. Saint-Denis. Architecte: Michel Reynaud.
Photos: Christophe Pit

Le bas de la rue Maréchal Leclerc à Saint-Denis a longtemps été occupé par un vaste terrain vague. La Sodiac a remédié à ce vide en faisant appel à deux agences d’architectes basées sur Saint-Pierre qui travaillent ensemble: 2 A.P.M.R et A.P.A..

Dorénavant un ensemble de quatre immeubles occupe la fin de l’artère dionysienne. Une centaine de logements sociaux a été construit. De l’extérieur, le bâtiment donnant sur la rue, offre une façade différente des classiques barres de béton. Elle est recouverte d’une double peau en bois qui protège le bâtiment du soleil, de l’usure et permet aux fenêtres d’être plus libres. C’est «une peau climatique» explique Michel Reynaud, l’un des architectes de cet «Îlot Saint-Jacques» mais aussi «une facilité architecturale car le bois est un matériau bon marché et qu’il s’adapte assez facilement aux normes anti-incendie.»

La problématique de la réglementation est centrale dans les constructions. Michel Reynaud et son collaborateur ont cherché à répondre à ces exigences en fournissant aux habitants un réel confort de vie. «On respire» dans ces bâtiments qui associent plutôt des petites maisons de ville que des appartements. Le bâti est orienté au vent pour une aération constante de l’intérieur, de plus, une large brèche laisse passer les courants d’air. Les différents pans d’immeubles sont séparés d’une quinzaine de mètres par un «vrai jardin» nous dit fièrement l’architecte. En effet, les plantes et les arbres ne reposent pas sur des dalles mais ont bien sous leurs racines de la terre. Dans les années qui viennent, la nature pourra ainsi se développer. Mais pour cela, il a fallu construire un parking sur deux niveaux, le premier étant en partie occupé par le sous-sol de l’espace vert. Les habitations du rez-de-chaussée bénéficient, en plus, de jardins privatifs.

Sur les toits, des panneaux solaires fournissent l’eau chaude aux logements mais les deux architectes ont aussi réfléchi à ouvrir des terrasses sur le haut du bâtiment, ainsi peuple t-on les toits. Les façades sont habillées de coursives en bois qui permettent de dégager un perron d’environ 2 mètres de long devant chaque porte. En plus, de protéger du soleil et des intempéries, la structure permet aux locataires de s’approprier un peu l’espace extérieur sans se marcher dessus. A notre passage plantes et vélos peuplaient entre autres, cette « pièce » de la maison. Le bâtiment bénéficie aussi de commerces et d’une crèche de 600m2 encore vide, mais, on imagine plus pour très longtemps.

Texte: Gabrielle Charritat. Publié dans Buzbuz #4

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