Durban à 4

Quatre architectes ont fait le voyage depuis La Réunion jusqu’à Durban pour assister au congrès de L’Union Internationale des Architectes qui s’y tenait au début de ce mois d’août.

MArina Durban
Près de 10 000 architectes et étudiants venant de toute la planète se sont donnés rendez-vous ce mois d’août à Durban.

Le congrès de L’Union Internationale des Architecte se réunit tous les trois ans en présence de près de 10 000 architectes et étudiants venant de toute la planète…avec la grande satisfaction de voir que quel que soit le pays ou la culture, qu’ils viennent du Japon ou du Burkina Faso, les architectes ont la même tournure d’esprit et la même connivence. Un nouveau président, malaisien, a été élu pour les trois prochaines années en remplacement du français Albert Dubler.

Durban, centre du monde

On a pu assister à quelques conférences à couper le souffle de grandes stars mondiales, ce qui, soit dit en passant, permet de mesurer le chemin qu’il nous reste à accomplir ! La Réunion y était aussi avec une présentation (trop courte) de l’opération de la ZAC Beauséjour. Heureusement, il reste le livre qui retrace l’expérience et donne envie de suivre l’exemple.

Un virage

Une nouvelle tendance de l’architecture commence à émerger à côté du mouvement mondialiste. C’est la « contextualisation » de l’architecture. Elle doit, certes, être contemporaine par rapport aux besoins, mais aussi être en rapport avec les éléments qui l’entoure, que ce soit les gens, les matériaux sur place, les modes de production locaux.

durban

A part cela, il est étonnant de constater que la culture française est toujours « la » référence dans le monde. Le stand français, très réussi, a été unanimement apprécié, et complété par des animations sur les matières et la lumière.

Le paradoxe

Ça, c’est pour la carte postale, car il y a mon impression personnelle qui est plus mitigée.
facts about durban

En effet, le paradoxe est partout présent, et l’extraordinaire décris ci-dessus côtoie aussi le pitoyable avec des conférences sans rapport entre elles, comme un catalogue à la Prévert, et pour lesquelles 90 % de l’assistance a déjà déguerpi avant la fin de la présentation, avec certains stands minables dont on avait déjà honte dans les patronages des années 70, avec un congrès en vase clos sans liens évidents avec la ville.

Des pistes pour l’avenir

Dommage que la candidature de Paris pour organiser le congrès en 2020 n’a pas été retenue (ce sera Rio), car la France et quelques pays européens ont décidé de secouer tout cela et d’en finir avec la politique de notables qui se cooptent et dont le but premier est de se congratuler à la tribune du congrès.

Tout cela n’empêche pas que le voyage valait vraiment le coup et qu’on sera bien évidement présent au prochain congrès de Séoul en 2017, en espérant être plus nombreux à faire le déplacement depuis notre île.


Etienne Charritat

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