Charte de bonne conduite, 3 ans après

Trois ans après avoir élaboré la charte, le conseil de l’ordre et le syndicat voulaient évaluer son efficacité et recueillir l’avis des confrères. Il a été décidé notamment de continuer les actions auprès de la maîtrise d’ouvrage, en particulier pour les convaincre des désastres annoncés pour eux si sont retenues des propositions d’interventions à un niveau économique qui ne serait pas viable. 

KP_46-SDV-40
Photo: Christophe Pit

Il y a trois ans, le conseil de l’ordre et le syndicat des architectes de La Réunion avaient élaboré une charte. Cette charte, qui a d’ailleurs été reprise dans d’autres régions, a permis de résoudre certains litiges entre architectes à propos du niveau de leurs offres dans le cadre de consultations publiques.

Après trois ans d’existence, le conseil et le syndicat voulaient évaluer son efficacité et recueillir l’avis des confrères.

C’est pourquoi, une trentaine d’entre eux se sont retrouvés à la mi-juin lors d’un lundi débat.

Débat il y eut, entre la défense des intérêts individuels en ce temps de crise et la nécessité de maintenir un effort collectif (et solidaire) pour tirer la profession vers de meilleures prises en compte de ses impératifs financiers, non seulement pour vivre avec un minimum mais aussi pour maintenir un bon niveau de qualité architecturale.

Insister auprès des maîtres d’ouvrage

Il a été convenu que la principale cible des actions que doivent entreprendre les représentants des architectes est la maîtrise d’ouvrage. Il faut donc maintenir la présence et la pression auprès de celle-ci, mais aussi continuer à réguler les pratiques en organisant des conciliations.

En conclusion, un plan en sept points a été proposé :

– Continuer les actions auprès de la maîtrise d’ouvrage, en particulier pour les convaincre des désastres annoncés pour eux si sont retenues des propositions d’interventions à un niveau économique qui ne serait pas viable ;

– Continuer à organiser des conciliations à la demande des architectes qui estiment que la charte n’a pas été respectée, pour réguler les pratiques et maintenir une certaine transparence dans les affaires ;

– Faire une étude économique des agences pour avoir une réelle lisibilité des capacités du milieu professionnel ;

– Inciter au rassemblement des architectes isolés pour leur permettre d’être plus compétitifs lors des consultations ;

– Mettre en place un groupe de travail pour aider ponctuellement au moment de l’établissement des contrats ;

– Plaider notre cause auprès des parlementaires et créer un « club des élus » prêt à défendre l’architecture spécifique de La Réunion ;

– Réinformer la profession de la lecture du guide de la MIQCP.

 

Abonnez-vous à notre newsletter

Facebook

LIRE AUSSI
Elections RSI 2012 – professions libérales