Quand la loi sur les 170m2 gagne en surface…

Les différentes lois ont toujours fait la part belle au particulier qui veut con- struire son habitat. Le recours à l’ n’est requis qu’au-delà de 170 m2 de shon.

Cela est regrettable, car sans conception et surtout sans le rôle de conseiller de l’, tant au niveau de l’usage, de l’interprétation des règles et normes, que de l’insertion du projet de construction dans l’environnement urbain existant, libre cours est donné à tous les dérivatifs, au mitage de l’e- space naturel et l’existence du “n’importe quoi”.

Ceci est souvent dû à une méconnaissance, voir une incompétence en “création” de l’espace à vivre. Cette particularité peut être pardonnée a quelqu’un qui est ignorant, mais n’est pas pardonnable par un sachant (dessinateur en bâtiment ou pire, signature de complaisance par un , ou soit disant.)

Or il n’y a pas de “petit projet” qui ne mérite l’attention de l’architecte. En plus, n’est-il pas meilleure école que de réaliser un soit disant “petit projet” quand on est jeune architecte frais émoulu d’une école d’architecture et plein d’allant ?

Par contre là où il faut s’alarmer sérieusement, c’est ce projet, instruit par les services d’urbanisme des communes, des mains d’expert donc, des “sachants” qui valident une construction dont ils savent pertinemment que le plafond de 170 m2 est largement dépassé, l’instructeur ne voulant, ou ne pouvant pas froisser le futur maître d’ouvrage, futur citoyen de la commune… Allons messieurs… un peu de courage ! Notre environnement visuel n’en vaut-il pas l’effort? 

Nayen RAVALIA
Bureau du Syndicat des Architectes de La Réunion